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Raspberry Pi 3

Il y a quelques mois, la fondation Raspberry Pi a créée la surprise en sortant un nouveau modèle de Raspberry Pi : le Raspberry Pi Zero.
Cette semaine, c’est au tour du Raspberry Pi 3.

Des petits $ pour des millions de ventes

Le Raspberry Pi original et ses successeurs ont toujours été des mini-ordinateurs accessibles à tous, avec des prix pouvant varié de 5$ pour le Raspberry Pi ZERO, à 35$ pour le dernier Raspberry Pi 3.
Depuis 2012, des millions de personnes ont utilisé un Raspberry Pi pour acquérir leur première expérience en programmation et en développement, et créer des projets laissant libre court à leur imagination. La fondation Raspberry, c’est plus de trois millions de ventes uniquement pour le Raspberry Pi 2. Elle est passée d’une poignée de bénévoles, à plus d’une soixantaine d’employés à temps plein. Et chaque semestre, elle nous amène son lot de nouveautés.

Raspberry Pi 3

Après le Raspberry Pi Zero, fabriqué au Pays de Galles, et vendu 5$ seulement (ce qui en fait l’ordinateur le moins cher du marché devant CHIP qui est à 9$), c’est au tour du Raspberry Pi 3. Le constructeur annonce une hausse des performances de 50 à 60 % par rapport au Raspberry Pi 2 pour des applications 32 bits. Mais qu’a donc dans le ventre ce dernier du nom?

Encore plus rapide

Le Raspberry Pi 3 dispose d’un SoC 64 bits Broadcom BCM2837 ARM Cortex A53 avec quatre cœurs à 1,2 GHz.
Pour rappel, le Raspberry Pi exploite un seul ARM11 à 700 MHz, alors que le Raspberry Pi 2 exploite, quant à lui, un SoC Cortex-A7 avec quatre cœurs à 900 MHz.

raspberry_pi_3_review

Des nouveautés intéressantes

On trouve, tout comme le Raspberry Pi 2, 1 Go de LPDDR2, mais surtout, l’arrivée du Wi-Fi 802.11n et du Bluetooth 4.1 (classic et LE), ce qui n’était pas le cas auparavant. Le design du nouveau Raspberry Pi 3 reste donc très proche de celui de son prédécesseur, à la différence près de la position des LED qui ont été déplacées à côté de la carte SD, pour faire place à l’antenne.

Raspberry Pi 3 2 1

Pour le reste, la connectique ne change pas, avec un port réseau 100 Mb/s (on attends toujours le passage en Gb), un emplacement pour une carte microSD, une sortie vidéo HDMI, quatre ports USB 2.0 et un connecteur GPIO à 40 broches. Ses dimensions sont de 85 x 56 x 17 mm. Coté alimentation, la fondation Rapsberry Pi recommande l’utilisation d’un adaptateur 2.5A.

raspberry_pi_3_01

Acheter le Raspberry Pi 3

Une belle promo de lancement sur le site de Pi Hut (vite vite, dépêchez-vous, il est à 30£). Sinon, vous pourrez le commander chez Element14 pour une 40aine d’euros ou chez RS Components pour 44,30 euros (réservé aux professionnels, numéro SIRET obligatoire).

Element14 présente le webinar à ne pas rater

Souvenez-vous, il y a 2 semaines, je vous parlais de la Raspberry Pi B+.
Aujourd’hui, je voudrais vous invitez au webinar (webinar ou webinaire est un terme pour désigner une conférence en ligne) qui se déroulera le 31 juillet prochain, afin de présenter la nouvelle Raspberry Pi B+.

Ce webinar sera présenté par le Dr Eben Upton, leader technologique reconnu internationalement et visionnaire. Il est l’un des inventeurs de la Raspberry Pi et le fondateur de la Fondation Raspberry Pi.

Il est aussi un directeur technique et un architecte ASIC chez Broadcom. Il a été directeur des études d’informatique de l’université de St John, Cambridge. Enfin il a obtenu son doctorat en informatique et titulaire d’un Executive MBA de l’Université de Cambridge.

Quand et où :
- Diffusion sur le site element14.com
- Heure de début : 31/07/2014 4:00 PM CEST (Europe/Paris)
- Heure de fin : 31/07/2014 5:00 PM CEST (Europe/Paris)

La conférence sera en anglais.

Pour en savoir plus, toutes les infos et l’inscription sont sur la page element14.com.

Le Raspberry Pi Modèle B+ débarque à 35€

Ca y est, c’est l’été, les soldes, le bon moment pour découvrir la RaspberryPi B+ .

Vous vous souvenez de cette fameuse carte avec laquelle j’ai fait mumuse, la RaspberryPi.
De la taille d’une carte de crédit, il permettait de faire un un peu tout et n’importe quoi.

Sauf que depuis, il y a eu la BeagleBone, plus puissante, et qui etait devenue la favorite des bricoleurs geek grâce à son plus grand nombre d’entrées/sorties. Voilà pourquoi, je pense, la fondation RaspberryPi a décidé d’améliorer son modèle phare : La RaspberryPi modèle B en modèle B+, disponible dans la boutique de Kubii pour 34,99 €.

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C’est avant tout sur la connectivité que tout se joue, car cette beauté passe maintenant à 40 GPIO (contre 26 avant). Notons aussi 2 nouveaux connecteurs USB 2.0 pour faire un total de 4. C’est ce qui nous manquait pour brancher à la fois un clavier, une souris, et une clé Wifi.

Rpib_GPIO

Certaines choses ont aussi changées. Le régulateur de tension change (de régulateur linéaire nous sommes passé a une alimentation à découpage ayant un meilleur rendement) et permet une consommation légèrement inférieure à la version précédente, passant de 750mA à 600mA. Sur les anciens modèles, pour abaisser la tension, toute la différence partait en chaleur, d’où nos dissipateurs. Avec le raspberry Pi B+, juste le nécessaire est prélevé, donc moins de perte, moins de dissipation de chaleur, et une consommation plus faible.

Le support de la carte SD a aussi évolué pour passer au format micro-SD,  bien plus à la mode, et plus pratique. Ce modèle dispose maintenant d’un autre port d’affichage DSI pour connecter un écran tactile Raspberry Pi. Les 2 prises audio et vidéo ont fait place à un Jack 4 pôles audio et vidéo.

Le reste ne change quasiment pas. La quantité de mémoire vive reste de 512Mo et le processeur embarqué (Broadcom BCM2835) toujours le même, avec ses restrictions qui font qu’on reste en USB 2.0, faute de SoC supportant l’USB 3.0, et pareil pour l’Ethernet qui reste limité en 10/100 sans passer au Gigabit.
On remarquera toutefois le manque important d’entrées analogiques.

raspberry-pi-comparison

Carte RFID Mifare 1K

Attention, cet article n’a pas de vocation illégal. Il s’agit de comprendre le fonctionnement des cartes Mifare 1K.
Cette expérience nous servira dans le cadre de la création d’une ouverture de porte sécurisée par carte NFC.

Les cartes RFID Mifare 1K (13.56MHz) possèdent deux protections principales :

  • Le block 0 (zéro) est en lecture seule, seul le constructeur de la carte peut initialiser ce block.
  • Les données écrites sur les cartes sont encryptées.

Il existe cependant des solutions pour outrepasser ces protections et permettre de créer des copies exactes.
Vous pouvez cloner des cartes si vous disposez d’un lecteur/graveur de cartes tel que le Proxmark III.
Vous pouvez cloner des cartes avec un lecteur/graveur standard si vous utilisez des carte pour lesquelles l’UID peut être modifié (disposant d’une backdoor pour écrire sur le block 0), appelées plus communément « Cartes chinoises » car aucune loi ne restreint l’utilisation de ces cartes en Chine.

Dans cet article je détaillerais la procédure pour cloner une carte RFID Mifare 1k sous Linux en utilisant des « cartes chinoises ».

1. Achat d’une carte Mifare 1K Chinoise

La première étape consiste à se procurer une carte chinoise.

Rien de plus simple : posez la question a votre vendeur chinois habituel, il vous trouvera cela pour 15$ les 2.
Ces cartes disposent d’une backdoor physique permettant de modifier le contenu du block 0 (habituellement en lecture seule sur des cartes classiques).

2. Achat d’un lecteur de carte

Personnellement, j’ai opté pour un contrôleur NFC/RFID chez Adafruit. Pratique, joli, et il se marie très bien avec ma Raspberry Pi, il s’agit du PN532, comme ici (pour andré).

3. Environnement Linux

C’est que les choses se compliquent un peu..mais juste un peu.
Dans un premier temps, il faut libérer l’UART :

Verifier que la ligne est bien commentée :

 Puis modifier le fichier /boot/cmdlines.txt afin de remplacer :

par

 Vous aurez besoin de la LIBNFC et de MFOC.

LIBNCF :
Récupérer le numéro de la dernière version ici.

Installer les pré-requis :

 Récupérer les sources de la LIBNFC :

 Copier le fichier de conf correspondant à votre contrôleur dans /etc :

 Configurer et compiler la lib :

C’est parti :

 Faites un test :

 MFOC :
Récupérer le numéro de la dernière version ici.

Récupérer les sources de MFOC :

Pour la version 0.10.5, remplacer à la ligne 121 :
str_nfc_target(&s, nt, verbose);
par
str_nfc_target(&s, &nt, verbose);

Configurer et compiler MFOC :

 Faire un test. Poser une carte sur le contrôleur :

4. Dump/Cracking des cartes

Cette étape consiste à créer des « dump » des deux cartes. On dump la carte que l’ont veut copier (pour avoir la source) et on dump aussi la carte chinoise pour avoir ses clés.
Placez la carte chinoise sur votre lecteur :

 Placez la carte à copier sur votre lecteur :

5. Recopier le contenu

Nous allons maintenant copier le contenu de la carte sources sur la carte chinoise. Placez la carte chinoise votre lecteur :

 ou

6. Modification du numéro de série

La dernière étape est la plus importante. Elle consiste à modifier le numéro de série de la carte chinoise avec le numéro de série de la carte source.

Placez la carte à copier votre lecteur :

 

Mettre ce numéro de coté.

Placez la carte chinoise votre lecteur :
# nfc-mfsetuid
36d035ce

Vérifiez que le numéro de série de votre carte chinoise est identique à votre carte.

# nfc-list
Vous devriez avoir le meme numéro que la carte source.

CGI et Python dans ma Raspberry

Tout d’abord, il faut installer mod_python :

Puis, on active le module python et on vérifie que le module CGI le soit bien :

On modifie le fichier /var/www/index.html fourni de base, pour qu’il ressemble à ceci :

Ensuite, on crée le script python qui fait un simple print :

Maintenant, il s’agit d’activer les cgi dans la configuration de Apache, en modifiant le fichier /etc/apache2/sites-available/default :

Maintenant, nous sommes prêt pour un petit test en affichant la page index.html de notre framboise :
http://raspi/index.html

Contruire sa Framboise 1/2

Ok, vous avez fait le tour de la Raspbian, elle vous plait bien, vous avez vos repères, mais il y a un petit problème..il y a beaucoup trop de chose d’installer. Pas de panique, nous allons construire une image de Raspbain minimale, et en mode CLI c’est-à-dire en mode interface de ligne de commande (Command Line Interface).

1. Carte SD

1.1. Choix
On commence par se procurer une carte micro-SD de 2Go minimum…et maximum aussi en fait.
On crée une partition que l’on formatera en type FAT32 (+/- 50 Mo).

1.2. Préparation
On récupère la dernière version du raspBianInstaller, qui correspond à une NetInstall Debian classique basée sur une version Wheezy. On decompresse et copie le contenu sur cette partion FAT32.
Nous avons donc 6  fichiers sur notre carte (bootcode.bin – cmdline.txt – kernel.img – loader.bin – README.txt – start.elf).

2. Installation

Voici ce moment mémorable où pendant 2 heures vous guettez l’état d’avancement sur votre écran.
Inserer la carte dans la Raspberry, brancher un cable réseau (avec un serveur DHCP au bout, c’est plus pratique), un clavier, et un écran… ou un téléviseur en HDMI (ce qui est mon cas), et allumer la bête.

2.1.Installation du système de base
L’installation se déroule ainsi :
Select a language : french
Choix de votre situation géographique : france
Configurer le clavier : français
Détection du matériel réseau : pas d’entrée
Configuration du réseau avec dhcp : pas d’entrée
Nom du système (hostname) : raspi (choisissez votre hostname)
Nom de domaine : priv8.fr (choisissez votre domaine)
Choisir un miroir de l’archive Debian : – saisie manuelle
Saisir : mirrordirector.raspbian.org (en saisissant mirrordirector.raspbian.org le miroir le plus approprié pour votre zone géographique sera choisi )
Répertoire du miroir de l’archive Debian :  /raspbian/
Mandataire http : pas d’entrée (dans mon cas, pas de proxy)
Télécharger des composants d’installation. Vous aurez droit à une fenêtre d’avertissement :
« Aucun module du noyau n’a été trouvé. Faut-il poursuivre l’installation sans charger les modules du noyau ? : oui
Charger des composants supplémentaires : pas d’entrée
Créer des utilisateurs et choisir les mots de passe:
Mot de passe root : raspberry (vous pouvez saisir ce que vous voulez hein..)
Confirmation du mot de passe : raspberry (…à condition de saisir la même chose ici)
Nom complet du nouvel utilisateur : HAMIDA Mehdi (pareil, faites preuve d’imagination)
Identifiant du nouvel utilisateur : idem (n’insistez pas hein…)
Mot de passe utilisateur : xxxxxx (tu me crois assez bête pour l’écrire ici?)
Détection des disques et autres périphériques
Chargement des composants
Démarrage de l’outil de partitionnement – partitionnement assisté automatique
Partitionner les disques : l’installeur vous propose un schéma de partitions utilisant l’intégralité de votre carte SD. Cela me convient très bien pour le moment, donc je valide.
Confirmation du formatage des partitions – dernière chance de modifier la table des partitions.
Faut-il appliquer les changement sur les disques ? : oui
Formatage des partitions : pas d’entrée
Installation du système de base : pas d’entrée (et là, je papote pendant 45 min avec mon ami Arnaud, trouvez-vous une autre occupation)
Fenêtre d’avertissement: voulez-vous poursuivre sans installer un noyau ? : oui
Configuration de l’outil de gestion des paquets apt : pas d’entrée
Choisir et installer des logiciels de base
Configuration de popularity-contest – souhaitez-vous participer à l’étude sur l’utilisation des paquets ? : non

     Pour une installation minimale, on ne sélectionnera que « SSH Serveur » et « Utilitaires standards du système ». Si vous souhaitez installer l’environnement de Bureau, libre à vous. Si vous avez entre 6 à 8 heures à attendre pour installer plus de 800 paquets….(JDCJDR).
Choisir et installer des logiciels : pas d’entrée (1/2 heure pendant laquelle j’ai posté mon billet de ce matin)
Fenêtre d’avertissement : aucun programme de démarrage installé : <continuer> puis [Enter]
Fin de l’installation
Reboot automatique
Premier login

2.2. Première connexion
On se connecte donc avec le compte root et son mot de passe (le votre hein, pas le mien).

Voilà, nous avons maintenant une Raspbian avec le strict minimum d’installé.
La suite, dans le prochain billet.

Une pseudo MOTD couleur framboise

Ça vous tente un petit message comme cela lors de votre login :

motdPour cela, il faut créer/éditer le fichier .bash_profile qui est dans votre home et y coller ceci :