mardi 6 décembre 2022

Tag Archives: Amour

Des articles en vrac…

Un peu en vrac, une série d’articles que j’ai pu lire ces dernières semaines.

1. Aliénation au quotidien
« On pourrait chercher à expliquer les impasses des « dépendants affectifs » par le fait qu’ils choisissent des partenaires incapables de répondre à leurs besoins. Pourquoi Julie choisit-elle toujours des hommes qui sont si peu affectueux ? Pourquoi Bruno a-t-il épousée une femme froide qui se montre dure avec lui ?
Si on comprend la logique du phénomène du transfert, on comprend que chaque personne choisit le partenaire qui lui permet de travailler sur les cibles les plus importantes pour sa croissance psychique. Julie choisit des hommes avec lesquels il est difficile de faire place à ses besoins d’affection. Elle les choisit justement pour cela (sans le savoir clairement). Aussi, son travail consiste-t-il à oser assumer devant eux cet aspect d’elle- même. Elle n’est d’ailleurs pas attirée par les hommes doux et aimants. Elle les trouve ennuyeux et insipides.
Il en est de même pour Bruno qui n’ose pas s’abandonner à son besoin de tendresse. Il choisit une épouse avec laquelle le défi d’assumer cet aspect est aussi difficile qu’il l’est avec son père. Ce dernier et son épouse sont donc deux personnes fort appropriées avec lesquelles conquérir son droit à l’existence. »

2. L’importance de cet autre qui me quitte
– L’autre répond à un besoin majeur chez moi
« Avec toi, j’ai le sentiment d’exister, d’être quelqu’un de valable, d’important.Tu es là et ce que je vis devient important. Ton regard sur moi me laisse toujours rempli d’un bien-être. Partager des activités avec toi donne toujours une saveur de plénitude au présent. Ton contact est précieux pour moi car personne d’autre ne me fait cet effet. »
– L’autre répond virtuellement à un besoin majeur
« J’aimerais tellement compter plus que tout au monde pour toi, être le premier. Savoir que pour toi je suis le plus désiré est ce qui compte le plus pour moi. J’ai eu cette impression aux premiers temps de nos amours. Je ferais tout pour l’avoir de nouveau. Ne me dis pas de chercher ailleurs, c’est à toi que je veux faire cet effet. »
– L’autre me permet d’éviter une réalité de ma vie
« Je ne sais pas ce que je vais devenir sans toi. La solitude est insoutenable. J’ai toujours pu compter sur toi. Avec toi, dans la vie, tout m’était possible. L’idée d’être seul m’inquiète au plus haut point. Je ne fais pas le poids et je suis désemparé. Il me semble que je perds la moitié de moi-même. Je ne puis vivre sans toi. »

3. Conception de l’agressivité
« L’agressivité est la réaction normale lorsqu’on rencontre des obstacles à notre satisfaction. Nous sommes tous agressifs à certains moments.
Si on ignore sa colère, l’énergie vitale qu’elle contient se transforme en hostilité qui détruit nos relations, même lorsqu’elle demeure invisible.
Si on la bloque continuellement, elle se change en dépression et en malaises physiques qui peuvent devenir peu à peu chroniques.
Qu’on la vive sous forme de colère ou d’énergie mobilisatrice, l’agressivité est énergie.
Il faut savoir mettre cette force vitale au service de notre vie au lieu de la transformer en gestes destructeurs. L’affirmation qui en découle nous permet de prendre toute notre expansion comme humain. »

Dans la serie des courts métrage, il y a l’amour…

Court-metrage de Louis CLICHY (Ecole Gobelins, France) sur une musique d’Edith Piaf (A quoi ça sert l’amour). On pourrait penser que ce film est trise, et bien non, pas du tout.

Amour et Don de soi

L’amour est le don du soi du cœur qui n’attend pas de retour, qui n’exige pas de réciprocité, le don qui trouve sa joie dans le seul fait de se donner.
Il est exprimé dans la pensée : « je vous aime, mais cela ne vous regarde pas » : je ne trafique pas des sentiments, je n’attends rien de vous, je n’impose rien.
L’amour se répand comme un fleuve qui suit son cours. « l’amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi ».
La fleur qui offre son parfum le fait sans calcul et sans intention, elle ne cherche pas à profiter du regard que l’on pose sur elle, elle rayonne ce qu’elle est, libre à vous de respirer son parfum et de jouir de sa beauté ou de vous en détourner. La rose donne de sa beauté sans raison, comme l’amour donne sans attendre.
Malheureusement, nos relations sont si intéressées, si égocentriques, que nous raisonnons au sujet de l’amour comme nous le faisons avec les valeurs en bourse. Nous « plaçons » de l’affection et nous exigeons que celle-ci « rapporte », nous voulons « profiter » des autres.
Si l’autre se détourne, s’il ne répond pas à notre demande, nous éprouvons de l’amertume, de la jalousie, de la haine.
Notre interprétation de l’amour est si sensuelle et si personnelle qu’elle exclue par avance le don de soi. Et il n’y a pas d’amour sans don de soi.

Serge Carfantan

Survivre, souffrir, partir, mourrir, …

C’est dur d’ouvrir les yeux, et de réaliser que tout s’écroule autour de vous.
Se sentir abandonner quand on est amoureux, se sentir seul dans la foule…

La mort délivre – Du mal de vivre (chapeau a celui qui trouve l origine sans google)

Doute / trahison

L’amour supporte mieux l’absence ou la mort que le doute ou la trahison.

Qu’est-ce que la trahison ?
La trahison n’est pas une émotion. C’est le geste d’une autre personne lorsqu’il est vécu ou interprété comme brisant une loyauté. Pour qu’il y ait trahison, il faut qu’il y ait déjà un lien et il faut que ce lien implique une fidélité quelconque.

À quoi sert l’impression de trahison ?
Avoir le sentiment d’être trahi me ramène automatiquement aux ententes explicites ou implicites qui existaient entre moi et celui qui m’a trahi. Cela me permet aussi de constater que je comptais sur le fait que l’autre serait solidaire de cette entente. En effet, la trahison arrive toujours comme une surprise. Elle rompt la confiance. On ne se sent jamais trahi par quelqu’un à qui on ne faisait pas confiance.

En conséquence, on peut considérer que le sentiment d’être trahi sert à nous annoncer que nous étions dans l’erreur en faisant une telle confiance à cette personne. Il s’agit d’une invitation à réviser notre évaluation de la situation et à nous réajuster pour tenir compte d’une solidarité moins importante que prévu.

Michelle Larivey, psychologue

Nouveaux propriètaires

Félicitations à Emile et Christophe pour leur nouvelle acquisition :


Château de la Houillère

Plein de nouveaux projets donc qui démarrent pour eux, bisous mes zamoures.

Le soldat rose (l’histoire)

Recherché par ses parents dans un grand magasin, Joseph s’est sciemment laissé enfermer pour passer la nuit au rayon des jouets. Il y fait la rencontre dudit soldat (interprété par M), qui n’a jamais trouvé acquéreur. « Les garçons n’aiment pas/Ma couleur de danseuse/Et les filles disent Pouah !/Devant ma mitrailleuse », chante l’attraction maudite. Une amitié va naître entre le militaire mélancolique et l’enfant qui trouve que « le monde des grands est trop petit » (on pense à un autre conte, Michka).

Le finale est consensuel : hymne à l’amour (Love, Love, Love), notamment parental. Mais les personnages sont intelligemment dessinés, à commencer par la « voix de grand magasin » narrant le conte (Catherine Jacob).

Au rayon des jouets, Joseph rencontrera une poupée (Jeanne Cherhal) qui fait valser les étiquettes de ses compagnons et les enlaidit pour que personne ne les achète ; un conducteur plus électrique que son train (Sanseverino, à l’aise sur un accompagnement de jazz manouche) ; le roi et la reine d’un jeu d’échecs (les humoristes Shirley et Dino) ; un puzzle obsédé par l’ordre (Albin de la Simone) ; un chimiste (Bénabar) qui cherche la formule de la « colle à coeur brisé », ou une panthère noire en peluche (Louis Chedid) qui prononce les « u » en « uche ».

En rupture avec cette légèreté, la poupée « Made in Asia » (Vanessa Paradis) fait passer un message tiers-mondiste : « J’ai été cousue par une petite fille/Qui n’a que la rue pour famille/A l’âge où l’on est porcelaine/Elle ne pleure même plus malgré ses doigts qui saignent. » Joseph croisera un gardien de nuit qui a perdu son âme d’enfant (Francis Cabrel) et un homme de ménage (Alain Souchon) qui l’a gardée.

Extrait du Monde

Un texte de « Grand corps malade », les voyages en train

J’crois que les histoires d’amour c’est comme les voyages en train, Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en être un, Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare, Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard.

Les trains démarrent souvent au moment où l’on s’y attend le moins, Et l’histoire d’amour t’emporte sous l’oeil impuissant des témoins, Les témoins c’est tes potes qui te disent au revoir sur le quai, Ils regardent le train s’éloigner avec un sourire inquiet, Toi aussi tu leur fais signe et tu imagines leurs commentaires, Certains pensent que tu te plantes et que t’as pas les pieds sur terre, Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage, Pour la plupart le train va derailler dès le premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement, Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment, Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place, Tu choisis quoi une love story de première ou d’seconde classe.

Dans les premiers kilomètres tu n’as d’yeux que pour son visage, Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages, Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l’heure, T’es tellement bien que t’as presque envie d’embrasser le controleur.

Mais la magie ne dure qu’un temps et ton histoire bât de l’aile, Toi tu te dis que tu n’y est pour rien et que c’est sa faute à elle, Le ronronement du train te saoule et chaque virage t’écoeure, Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit et c’est déjà la fin de ton histoire, En plus t’es comme un con tes potes sont restés à l’autre gare, Tu dis au revoir à celle que tu appelleras désormais ton ex, Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

C’est vrai que les histoires d’amour c’est comme les voyages en train, Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j’aimerais en être un, Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare, Pourquoi tu crois qu’on flippe autant d’arriver en retard.

Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train, A connaitre ce qu’est l’amour et se découvrir plein d’entrain, Pour beaucoup l’objectif est d’arriver à la bonne heure, Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut il prendre le bon, Moi je suis monté dans deux trois rames mais c’était pas le bon vagon, Car les trains sont crapricieux et certains sont innaccessibles, Et je ne crois pas tout le temps qu’avec la SNCF c’est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grèves, Et leurs histoires d’amour n’existent que dans leurs rêves, Et y’a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention, Mais forcément ils descendront dessus à la prochaine station, Y’a celles qui flippent de s’engager parce qu’elles sont trop émotives, Pour elles c’est trop risqué de s’accrocher à la locomotive, Et y’a les aventuriers qu’enchainent voyages sur voyages, Dès qu’une histoire est terminée ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vrai voyage j’ai souffert pendant des mois, On s’est quitté d’un commun accord mais elle était plus d’accord que moi, Depuis je traine sur les quais je regarde les trains au départ, Y’a des portes qui s’ouvrent mais dans une gare je me sent à part.

Il parait que les voyages en train finissent mal en général, Si pour toi c’est le cas accroche toi et garde le moral, Car une chose est certaine y’aura toujours un terminus, Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.