mardi 6 décembre 2022

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Les adieux du Petit Prince à sa rose

Il croyait ne jamais devoir revenir. […] Et quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l’abri sous son globe, il se découvrit l’envie de pleurer.
« Adieu », dit-il à la fleur. Mais elle ne répondit pas.
« Adieu », répéta-t-il. La fleur toussa. Mais ce n’était pas à cause de son rhume.
« J’ai été sotte, lui dit-elle enfin. Je te demande pardon. Tâche d’être heureux. »
Il fut surpris par l’absence de reproches. Il restait là, tout déconcerté, le globe en l’air. Il ne comprenait pas cette douceur calme.
« Mais oui, je t’aime, lui dit la fleur. Tu n’en as rien su, par ma faute. Cela n’a aucune importance. Mais tu as été aussi sot que moi. Tâche d’être heureux… Laisse ce globe tranquille. Je n’en veux plus.
– Mais le vent…
– Je ne suis pas si enrhumée que ça… L’air frais de la nuit me fera du bien. Je suis une fleur.
– Mais les bêtes…
– Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons. Il paraît que c’est tellement beau. Sinon qui me rendra visite ? Tu seras loin, toi. Quant aux grosses bêtes, je ne crains rien. J’ai mes griffes. » Et elle montrait naïvement ses quatre épines. Puis elle ajouta : « Ne traîne pas comme ça, c’est agaçant. Tu as décidé de partir. Va-t’en. »
Car elle ne voulait pas qu’il la vît pleurer. C’était une fleur tellement orgueilleuse…

Adieu monde cruel

Adieu monde cruel tout est fini, il me faut te quitter.
Le mur de ma vie déja fissuré s’écroule.
Non personne ne peut plus l’éviter, monde cruel je vais crever.

Oui mes espérances se sont enfuies alors oui c’est bien la fin de ma vie.
J’emporterais avec moi ces images de famille, de parents, de toi, de mes amis, d’elles.
Je garderais ces saveurs, ces parfums, ces douceurs qui ont suent me donner éspoir.

La douleur est trop forte pour ce petit homme que je suis, nul Dieu n’accepterais qu’on souffre autant.
Et pourtant cette douleur est bien réelle, et mes derniers espoirs se rangent dans les cartons qu’elle prepare.
Bientôt elle ne sera plus la, son parfum se dissipera peu à peu, son absence se fera de plus en plus lourde.
Bientôt mon coeur cessera de battre comme le soleil qu’elle apportait dans cet appartement.

Petit Prince


– Adieu , dit-il …
– Adieu , dit le renard . Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
– L’essentiel est invisible pour les yeux , répéta le petit prince , afin de se souvenir.
– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
– C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose … fit le prince, afin de se souvenir.
– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…
– Je suis responsable de ma rose … répéta le petit prince afin de se souvenir.