HADOPI, te voilà

Car il y a la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 qui organise le droit d’accès aux documents administratifs… je mets à disposition « le document relatif au Projet de spécifications fonctionnelles des moyens de sécurisation ».
Rien de bien nouveau : Intégration dans des suites d’antivirus ou de logiciels parentaux de mouchards destinés à analyser les flux (streaming compris!!!) et protocoles, bloquer ou alerter l’utilisateur de trafics « suspects », analyser la configuration informatique de l’utilisateur et surtout enregistrer les évènements du logiciel dans un double journal.

L’un des deux sera chiffré pour empêcher sa modification par l’utilisateur, déchiffrable à l’aide d’une clé publique fournie à un « tiers de confiance », qui sera transmis à l’Hadopi.

Autre information contenu dans ce superbe document (sarcasme), l’Hadopi prévoit aussi d’intégrer le Deep Packet Inspection dans les Box lords du futur renouvellement de celles-ci. le DPI consiste à centraliser le trafic au niveau d’un point du réseau, et à inspecter le contenu au niveau de l’URL ou plus en profondeur (signature de l’application, numéro de port, mots clés…).
Initialement, le DPI était calibré pour des fonctions d’exploration de données, d’écoute, de monitoring, de l’écoute passive. Et c’est notamment en Chine, en Corée du Nord et en Arabie Saoudite (pays représentant la démocratie dans toute sa splendeur bien évidemment)  qu’on a pensé ensuite à ajouter le blocage. Selon l’architecture du FAI, il nécessite alors un boîtier de blocage au niveau de chaque point de sortie du réseau. Alors, en fonction des critères de blocage, le DPI comme un fidèle douanier, autorise ou interdit le transit des paquets vers leur adresse de destination.
Une belle blague encore…(un coup d’oeil sur le brevet de Michel RIGUIDEL, rédacteur des spécifications fonctionnelles pour la labellisation des outils de sécurisation dont Hadopi a la charge).

Je vous conseille cependant de lire cet article du brillant Olivier ITEANU.

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Note : HADOPI : Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet

A propos Mehdi HAMIDA

Moi en quelques mots: je m'appelle Mehdi, j'habite à Lyon, je suis chef de projet technique et papa geek. Je m’intéresse aux nouvelles technologies, à la publicité, la musique, à l’art en général et à la culture 2.0, ainsi qu’à tout ce qui a trait de près ou de loin à Internet : réseaux sociaux, webmarketing, le marketing viral et la veille stratégique.