Culture

Avec la monnaie que vous perdez, lui il en fait des œuvres d’art

Être Geek, ce n’est pas QUE s’intéresser aux nouvelles technologies. C’est avant tout une personne passionnée (voire obsédée) en général par l’informatique, mais aussi la science-fiction, les bandes dessinées ou l’Heroïc Fantasy (culture de l’imaginaire), les jeux de rôles ou les jeux vidéos, les séries TV ou le cinéma, …, voire tout à la fois (d’où l’obsession!!!). Personnellement, les jeux de rôles et jeux vidéos, j’ai tourné la page, ça ne me botte plus. A l’époque (1992 à 2003), j’étais plutôt du style wargame, comme Dune II : la Bataille d’Arrakis, ou Warcraft, Warcraft: Orcs and Humans et sa suite Warcraft II: Tides of Darkness, ou encore Command and Conquer : Conflit du Tibérium, suivi de Command and Conquer : Alerte rouge. Je passais des journées entières devant mon vieil écran cathodique.
Mais il existe d’autres types de geek, d’ailleurs, la définition qu’en fait Alexandre Astier me plait beaucoup :

un geek est une personne qui ne parvient pas à trouver une raison satisfaisante de devenir adulte.

Le geek n’est plus aujourd’hui réservé à une population élitiste ou avant-gardiste, ce que je trouve bien dommage quelque part car tout le monde se revendique geek, parfois à tort. Aujourd’hui, le geek est tombé dans la pop-culture, forme de culture dont la principale caractéristique est d’être produite et appréciée par le plus grand nombre.
J’ai découvert un artiste et designer brésilien, Andre Levy (akazhio), qui s’adonne à une forme d’art peu académique!!! Il peint des pièces de monnaie à l’effigie de différentes figures marquantes de cette pop-culture. Le projet Tales You Lose née sur Instagram, et Andre Levy le qualifie comme tel :

We are constantly surrounded by pop figures – in films, in music, comics, and even in gossip magazines. They are sometimes our escape from reality, our fantasies. Coins portray something opposite: the real, the everyday.

Vous pouvez aussi les découvrir sur sa page Facebook, ou encore sur son blog officiel.

Le conte de la princesse Kaguya

Ce Week-end, j’en ai profité pour regarder un film d’animation japonaise que je voulais voir depuis un petit moment : Le conte de la princesse Kaguya.
On a beaucoup parlé de la décision de Hayao Miyazaki, il y a 2 ans déjà, de son départ à la retraite. Un des films dernièrement sorti de son Studio Ghibli (sorti au Japon le 23 novembre 2013 et en France le 25 juin 2014) me rappelle pourtant le magnifique talent du réalisateur japonais, et pour cause, c’est Isao Takahata, co-fondateur du studio, et âgé de … 78 ans.

Le conte de la Princesse Kaguya est basé sur une histoire folklorique japonaise du 10ème siècle, Kaguya-hime. Ha oui, le titre vous fait penser au magnifique Princesse Mononoke (Mononoke Hime), alors vous avez toute mon estime, bravo, vous connaissez vos classiques!
C’est donc l’histoire d’un couple pauvre qui découvre une fille mystique dans une forêt, sortant d’un bambou, et prendront sur eux de l’élever comme une princesse. Pousse de bambou (oui, c’est son surnom) se transformera rapidement en une jeune femme avec un amour de la nature mis en cage par les coutumes, et découvrira la superficialité de la richesse, du matérialisme, et l’absurdité de rôles sociaux.
Bel aperçu de la condition féminine de l’époque, mais aussi de la famille et du clivage rural qu’il existait à l’époque, et maintenant encore.

Mais c’est aussi un chef d’œuvre artistique qui ressemble un peu à une vieille aquarelle japonaise. L’animation minimaliste, au fusain, est sans rappeler un autre filme sorti en 1999, Mes voisins les Yamada, une comédie qui dépeint la vie de famille à coup de traits bruts, issu aussi du Studio Ghibli.
Un spectacle donc de 2 h17 qui sera sûrement la dernière chance de voir un film de Isao Takahata. Sinon, il restera toujours l’exposition art ludique ghibli, l’exposition des dessins du studio Ghibli qui se terminera le 1er Mars 2015.

la DSI, organe vital de l’entreprise

La DSI, Direction des Systèmes d’Information, est bien trop souvent présentée comme un centre de coût, alors qu’il est au contraire un actif clé du capital immatériel de l’entreprise. A ce titre, il doit être mesuré et valorisé en tant que tel.
Un SI, Système d’Information, bien géré et maîtrisé accroit d’autant plus la valeur de l’entreprise lorsque celle-ci fait l’objet d’un rachat. A l’inverse, un système d’information peu ou mal maîtrisé, présentant des problèmes de fonctionnement ou pire, présentant des risques important tels que  l’obsolescence des techno utilisées, la dépendance vis à vis d’un petit nombre de personnes, ou une direction faisant systématiquement les mauvais choix, peut diminuer la valeur de l’entreprise.
Je suis tombé par hasard sur un superbe article de Ludivine Loncle parlant de la cristallisation de la DSI.

La DSI, c’est un peu le banquier de la propriété intellectuelle de l’entreprise.
– En mode « run » (maintenance), elle organise et sécurise dans l’ombre toutes les données du business.
– En mode « build » (projet), elle transforme les outils de l’entreprise pour renforcer son positionnement.

Je vous invite à répondre au petit quizz en bas de son article.
DSI_cristallisation

Il fait bon vivre en Islande

Certains éléments on tendance à faire de l’Islande une contrée ou il ferait bon de vivre, notamment car il est l’un des pays au taux de criminalité les plus faibles (0,0) sur la planète. Tellement faible que le pays ne possède même pas d’armée et que la plupart des policiers ne portent pas d’arme (seul un escadron appelé Viking Squad porte des armes). Et pourtant, on dénombre 90 000 armes à feu en circulation sur une population d’un peu plus de 300 000 habitants… .

C’est en partie dû à un niveau de vie élevé, une population réduite et des forces de l’ordre diplômées et bien formées », estimait dans son dernier rapport annuel sur la sécurité en Islande l’ambassade américaine à Reykjavik.

Et dans toute cette histoire, les vedettes à Reykjavik (capitale de l’Islande) sont sur Instagram et comptent plus de 92 000 followers. Ces vedettes là, et bien c’est la Police locale! En Islande, il fait bon même être policier. On devrait inscrire ce métier dans les meilleurs jobs du monde.

Faire face au changement – SCRUM (AGILE)

Il existe de nombreuses méthodes AGILE parmi lesquelles se trouve Scrum, conçues pour un usage au sein d’une petite équipe et cherchant à maximiser sa productivité. Elle est basée sur un mode de pilotage itératif, prenant en compte les évolutions qu’un projet de développement peut subir en cours de route.

scrumScrum se base sur 3 piliers que sont la transparence, l’inspection, et l’adaptation. Scrum, et les autres méthodes AGILE en général, ne sont en aucun cas des méthodes dépourvues de règles comme certaines personnes ont tendance à l’imaginer.
Le cadre Scrum consiste en une équipe avec des rôles bien définis, des blocs de temps (timeboxes) et des artefacts.
De plus, u
n langage commun doit permettre à tout observateur d’obtenir rapidement une bonne compréhension du projet.
Des points à intervalle régulier sont fait sur les différents artéfacts produits, afin de détecter toute variation indésirable, et si toutefois une dérive est constatée pendant cette inspection, le processus doit alors être en capacité à s’adapter.
Scrum et donc un processus empirique, qui se base sur l’expérience du terrain, la réalité de la plupart des projets pour lesquels il n’est pas possible de tout définir dès le début. Ainsi, pour s’adapter à ces changements inévitables, Scrum ne suit pas un processus prédictif, mais travaille par itérations, appelées Sprints, pendant lesquelles sont quotidiennement organisées des revues appelés… Scrums, et à la fin desquelles les travaux sont ré-ajustés.

Ces Scrums doivent durer moins de 15 minutes et permettre à toute l’équipe de faire le point sur le travail accompli par chacun depuis la dernière réunion, les obstacles rencontrés, et le travail prévu d’ici la prochaine réunion.
Scrum tire son nom du terme anglais mêlée pour son analogie avec les réunions quotidiennes. En rugby, c’est une reprise du jeu, après une faute, qui offre l’occasion à une équipe de se remettre sur de bons rails, par le biais d’un effort collectif.

Prochain article sur les membres de l’équipe.

Aaron Swartz, l’enfant d’Internet

Il y a 1 an et demi disparaissait Aaron Swartz à seulement 26 ans.
Il n’était pas Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg, ni un de ces vulgaires hackers, mais il a droit à sa place au Temple de la renommée d’Internet (Internet Hall of Fame).
Véritable surdoué de l’informatique, à seulement 12 ans, il crée son propre Wikipedia, et 2 ans plus tard, il participe à l’élaboration du format RSS 1.0, un format encore très utilisé aujourd’hui pour s’abonner à des publications en ligne. Il a également participé à la création de Reddit, un site web communautaire de partage de signets, un des sites les plus populaires aux États-Unis.
C’est lui, aussi, qui participe à la création de Creative Commons, qui vise à proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle.
Il se fait d’ailleurs connaître du grand public pour son combat pour la liberté d’expression sur Internet, à l’occasion du débat sur les lois SOPA et PIPA, entre autres, en fondant le site Demand Progress. Son combat sera couronné de succès, puisque ces 2 lois anti-américaines verront finalement jamais le jour. C’est cet engagement pour un Internet libre lui vaudra ses déboire avec la justice.

En 2011, Aaron Swartz a été inculpé de fraude électronique après avoir aspiré le portail JSTOR depuis le Massachussetts Institute of Technology (MIT). Son but n’était que de mettre à la disposition du public près de 5 millions d’articles scientifiques uniquement accessibles par abonnement, alors que les recherches qui ont abouti à la publication de ces articles étaient financées par des fonds publics.

Il est aussi co-auteur du Gerilla Open Access Manifesto (Manifeste de la guérilla pour le libre accès) :

L’information, c’est le pouvoir. Mais comme pour tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux. Le patrimoine culturel et scientifique mondial, publié depuis plusieurs siècles dans les livres et les revues, est de plus en plus souvent numérisé puis verrouillé par une poignée d’entreprises privées. Vous voulez lire les articles présentant les plus célèbres résultats scientifiques ? Il vous faudra payer de grosses sommes à des éditeurs comme Reed Elsevier.

Vous qui avez accès à ces ressources, étudiants, bibliothécaires, scientifiques, on vous a donné un privilège. Vous pouvez vous nourrir au banquet de la connaissance pendant que le reste du monde en est exclu. Mais vous n’êtes pas obligés — moralement, vous n’en avez même pas le droit — de conserver ce privilège pour vous seuls. Il est de votre devoir de le partager avec le monde.

Mais toutes ces actions se déroulent dans l’ombre, de façon souterraine. On les qualifie de « vol » ou bien de « piratage », comme si partager une abondance de connaissances était moralement équivalent à l’abordage d’un vaisseau et au meurtre de son équipage. Mais le partage n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux qu’aveugle la cupidité refusent une copie à leurs amis.

Le procureur Carmen Ortiz a voulu faire du cas de Aaron un exemple. Ne voyant ses actes contre JSTOR que comme une forme de piratage, ils s’est acharné. Le 11 janvier 2013, il sera retrouvé pendu dans son appartement de Brooklyn.

Le 29 juin dernier était publiée sur Youtube The Internet’s Own Boy: The Story of Aaron Swartz, film documentaire américain réalisé par Brian Knappenberger en 2014 et retraçant la vie de Aaron. Je vous invite à le regarder, et si vous le désirez, il est ici, ainsi que sa traduction.

Bye-bye Woodkid, salut Yoann

Et voilà, il l’avait annoncé il y a 1 an :

Il y a de très fortes chances que le projet Woodkid meure, que j’y mette un terme vers 2015. Aujourd’hui, le cinéma est ma priorité. Je suis en période d’écriture de mon long-métrage et cela va m’occuper les cinq prochaines années…

Woodkid arrête donc temporairement la musique pour se consacrer à son premier amour, le cinéma, un terrain déjà conquis car il a notamment signé les clips de Teenage Dream de Katy Perry, et Born to Die de Lana Del Rey.

Il laisse une très belle lettre et un dernier morceau à son public pour s’expliquer. La lettre est restée quelques heures sur Facebook, mais est toujours présente sur Youtube.

The Golden Age a été une aventure incroyable.

 Il y a 6 ans, j’étais un simple réalisateur de films indés, travaillant dur pour pouvoir payer mon loyer et j’ai écrit mes premières chansons, presque comme une blague. Je n’aurais jamais pensé une seule seconde que j’allais finir sur scène, chanter pour des centaines de milliers de personnes. J’ai porté ce projet comme si cela était mon bébé, chaque jour de ma vie pendant 4 ans, et ce n’était pas toujours facile.
J’ai besoin de prendre un peu de repos, penser au futur et travailler sur de nouveaux projets, faire plus de musique, du son, ouvrir mon esprit à nouveau, me concentrer sur mes premiers films et d’autres alternatives artistiques que je souhaite développer.
Merci à tous d’avoir fait partie de cette grande surprise dans ma vie, merci de m’avoir suivi.
Voilà, juste une petite demo que j’ai enregistrée la nuit dernière.
Rien de mieux qu’une bonne vieille chanson de dépressif en guise d’au revoir à cet album… mais ne vous inquiétez pas, je vous verrai très bientôt.
Vous m’aimez après tout ? Parce que moi oui.
x
Yoann

Maintenant, vous pourrez le suivre avec son vrai nom, Yoann Lemoine.
Woodkid met ainsi fin à son projet The Golden Age (l’album consécration de 2013) avec un court métrage de 11 minutes, du même titre que l’opus.