Culture

Le principe de Peter

“Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence”.
C’est à dire que quoi qu’il arrive, tant qu’il est compétant, il progresse dans la hiérarchie, jusqu’à ce qu’il atteingne un poste pour lequel il ne sera plus compétant: c’est le syndrome du dernier poste.
Donc voila un petitcours pour les non- initiés.
Les bases pour reconnaitre ceux qui ont atteint leur dernier poste (celui de leur incompétance donc). Les indices selon ceux bon Peter:

La tabulologie anormale: arrangements inhabituels et hautement significatifs du matériel de bureau;
la phonophilie: l’employé justifie à ses yeux son incompétence en se plaignant de ne pouvoir etre en contact assez etroit avec ses collegues et subordonnés;
la papyrophobie: ne peut tolerer sur son bureau ni livres ni papier. Fait de sa phobie une vertu, en “ayant un bureau net”;
La papyromanie: encombre son bureau de papiers inutiles en donnant l’impression qu’il a trop de travail (tres en vigueur par ici);
la classophilie: manie de classification et de terreur morbide de perdre le moindre document;
le gigantisme tabulatoire: obsession d’avoir un plus grand bureau que ses collegues;
la tabulophobie: exclusion totale des tables dans un bureau;
l’apitoiement sur soi même: apitoiement sentimental, dénigrement du présent, louanges du passé… c’est le complexe d’Auld Lang Syn, (celui là aussi, on en a quelques uns);
la rigor cartis: interet anormal pour les organigrammes, les cartes…
les syndromes de la balançoire et du flottement: complete incapacité à prendre une decision appropriée:”passe en bas” (à un subordonné), “en haut”, “au dehors” (sondage). C’est le transfert de Cesar;
l’inertie rigolatoire: raconter des plaisanteries au lieu de faire son travail;
la structurophilie: besoin pathologique de voir un monument ou un batiment qui porte son nom;

Génétique des chats #1

La robe de nos adorables boules de poils se caractérise par une couleur, et éventuellement des motifs et effets.

1. Les couleurs :

Les couleurs de base sont le noir et le roux. Elles sont portées par le chromosome X.
Cette couleur de base peut être diluée : deux gènes autosomaux, D (« D » : dense, « d » dilué)  et B (« B », noir; « b » : chocolat, et « bl » :cinnamon).

  • Noir (black) : intense et uni (pas d’ombre rousse, pas de poils blancs ou gris).
  • Blanc (white) : plusieurs gènes sont à l’origine du blanc, Mais attention, un de des responsables d’une robe entièrement blanche est parfois cause de surdité.
  • Brun ou chocolat (brown ou chocolate) : Diverses nuances de marron allant du brun assez clair au chocolat foncé. Le brun foncé peut aussi être nommé “sable” ou “seal”.
  • Bleu (blue) : le bleu est une dilution du noir, allant du gris-bleu au gris ardoise.
  • Rouge (red) : c’est le terme exact pour les chats de couleur roux. Le gène responsable du roux fait que les chats entièrement roux sont habituellement des mâles.
  • Crème (cream) : c’est une version diluée du rouge qui crée une couleur crème, elle doit être pâle et régulière.
  • Cannelle (cinnamone) : le cinnamone est aussi appelé caramel, c’est une couleur plutôt rare.
  • Lilas : le Lilas (ou lanvander) est un beige rosé très pâle. C’est aussi une couleur rare.

2. Les motifs (ou patrons) :

  • Solide : Pas trop compliqué, c’est lorsque la robe est de couleur unie sur l’ensemble du corps.
  • Tabby : La aussi il existe plusieurs sorte de tabby…
    • le tabby blotched (classic ou marbré): de larges rayures forment des volutes sur les flancs, 3 larges raies du garrot à la base de la queue.
    • le tabby mackerel (ou tigré): les rayures sont fines, perpendiculaires à la colonne vertébrale.
    • le tabby spotted (ou moucheté): les taches sont arrondies, régulières et bien distinctes.
    • le tabby ticked (robe de l’Abyssin): rayures uniquement sur les pattes, le collier ou la queue.
  • Colourpoint : Les extrémités (masque du visage, oreilles, queue, pieds et pattes) portant une couleur plus sombre se démarquant bien de la couleur du reste du corps.
  • Bicolore : La fourrure est en partie colorée et en partie blanche. Selon l’importance de la partie blanche, il s’agit d’un bicolore, d’un arlequin ou d’un van.
  • Tortie (écaille de tortue) : Il existe de très rares mâles tortie, mais stériles. C’est surtout une couleur liée aux femelles. C’est une robe portant un patchwork de noir et de orange.

3. Les effets :

  • Smoke (ou fumé) : Le fond de la robe du chat reste blanc mais la couleur est reportée dans la majeur partie du poil.
  • Chinchilla : Le fond de la robe du chat reste blanc, mais la couleur se limite à la pointe.
  • Cameo : …

Les adieux du Petit Prince à sa rose

Il croyait ne jamais devoir revenir. […] Et quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l’abri sous son globe, il se découvrit l’envie de pleurer.
« Adieu », dit-il à la fleur. Mais elle ne répondit pas.
« Adieu », répéta-t-il. La fleur toussa. Mais ce n’était pas à cause de son rhume.
« J’ai été sotte, lui dit-elle enfin. Je te demande pardon. Tâche d’être heureux. »
Il fut surpris par l’absence de reproches. Il restait là, tout déconcerté, le globe en l’air. Il ne comprenait pas cette douceur calme.
« Mais oui, je t’aime, lui dit la fleur. Tu n’en as rien su, par ma faute. Cela n’a aucune importance. Mais tu as été aussi sot que moi. Tâche d’être heureux… Laisse ce globe tranquille. Je n’en veux plus.
– Mais le vent…
– Je ne suis pas si enrhumée que ça… L’air frais de la nuit me fera du bien. Je suis une fleur.
– Mais les bêtes…
– Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons. Il paraît que c’est tellement beau. Sinon qui me rendra visite ? Tu seras loin, toi. Quant aux grosses bêtes, je ne crains rien. J’ai mes griffes. » Et elle montrait naïvement ses quatre épines. Puis elle ajouta : « Ne traîne pas comme ça, c’est agaçant. Tu as décidé de partir. Va-t’en. »
Car elle ne voulait pas qu’il la vît pleurer. C’était une fleur tellement orgueilleuse…

Il pleure dans mon coeur – Paul Verlaine

Un poème que je connais par cœur depuis mon enfance…

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
.
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
.
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.
.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Des articles en vrac…

Un peu en vrac, une série d’articles que j’ai pu lire ces dernières semaines.

1. Aliénation au quotidien
« On pourrait chercher à expliquer les impasses des « dépendants affectifs » par le fait qu’ils choisissent des partenaires incapables de répondre à leurs besoins. Pourquoi Julie choisit-elle toujours des hommes qui sont si peu affectueux ? Pourquoi Bruno a-t-il épousée une femme froide qui se montre dure avec lui ?
Si on comprend la logique du phénomène du transfert, on comprend que chaque personne choisit le partenaire qui lui permet de travailler sur les cibles les plus importantes pour sa croissance psychique. Julie choisit des hommes avec lesquels il est difficile de faire place à ses besoins d’affection. Elle les choisit justement pour cela (sans le savoir clairement). Aussi, son travail consiste-t-il à oser assumer devant eux cet aspect d’elle- même. Elle n’est d’ailleurs pas attirée par les hommes doux et aimants. Elle les trouve ennuyeux et insipides.
Il en est de même pour Bruno qui n’ose pas s’abandonner à son besoin de tendresse. Il choisit une épouse avec laquelle le défi d’assumer cet aspect est aussi difficile qu’il l’est avec son père. Ce dernier et son épouse sont donc deux personnes fort appropriées avec lesquelles conquérir son droit à l’existence. »

2. L’importance de cet autre qui me quitte
– L’autre répond à un besoin majeur chez moi
« Avec toi, j’ai le sentiment d’exister, d’être quelqu’un de valable, d’important.Tu es là et ce que je vis devient important. Ton regard sur moi me laisse toujours rempli d’un bien-être. Partager des activités avec toi donne toujours une saveur de plénitude au présent. Ton contact est précieux pour moi car personne d’autre ne me fait cet effet. »
– L’autre répond virtuellement à un besoin majeur
« J’aimerais tellement compter plus que tout au monde pour toi, être le premier. Savoir que pour toi je suis le plus désiré est ce qui compte le plus pour moi. J’ai eu cette impression aux premiers temps de nos amours. Je ferais tout pour l’avoir de nouveau. Ne me dis pas de chercher ailleurs, c’est à toi que je veux faire cet effet. »
– L’autre me permet d’éviter une réalité de ma vie
« Je ne sais pas ce que je vais devenir sans toi. La solitude est insoutenable. J’ai toujours pu compter sur toi. Avec toi, dans la vie, tout m’était possible. L’idée d’être seul m’inquiète au plus haut point. Je ne fais pas le poids et je suis désemparé. Il me semble que je perds la moitié de moi-même. Je ne puis vivre sans toi. »

3. Conception de l’agressivité
« L’agressivité est la réaction normale lorsqu’on rencontre des obstacles à notre satisfaction. Nous sommes tous agressifs à certains moments.
Si on ignore sa colère, l’énergie vitale qu’elle contient se transforme en hostilité qui détruit nos relations, même lorsqu’elle demeure invisible.
Si on la bloque continuellement, elle se change en dépression et en malaises physiques qui peuvent devenir peu à peu chroniques.
Qu’on la vive sous forme de colère ou d’énergie mobilisatrice, l’agressivité est énergie.
Il faut savoir mettre cette force vitale au service de notre vie au lieu de la transformer en gestes destructeurs. L’affirmation qui en découle nous permet de prendre toute notre expansion comme humain. »